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Tous les Saints

 

TrŤs chers frŤres et sœurs,

 

L’Eglise Orthodoxe a l’habitude de montrer immédiatement les fruits du travail de l’Esprit Saint le premier dimanche qui suit la Pentecôte, où nous avons fêté la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres, et nous espérons aussi sur nous-mêmes. La suite de sa présence efficace sont les milliers et milliers et dizaines de milliers de personnes présentes dans le Royaume des Cieux,  parce qu’elles se sont laissées guider par l’esprit de Dieu et qu’elles sont restées fidèles à leur Seigneur et Dieu et Sauveur Jésus Christ.

 

Il n’existe qu’une misère ...
De n’être pas un saint.
(Léon Bloy)

 

 

Il est bien dit que l’Eglise a été fondée le jour de la Pentecôte mais cette expression n’est pas adéquate, car les saints de l’Ancienne Alliance appartiennent aussi à l’Eglise. Vous entendez aussi comment l’apôtre Paul dans sa Lettre aux Hébreux énumère une série de choses. Pour ceux qui connaissent l’histoire du peuple choisi, et donc la Bible, ce sont des références claires à certaines personnes de l’histoire du Salut.

 

Daniel, Daniel,
Aie confiance en Dieu, il t’entend,
Daniel, Daniel,
Aie confiance en Dieu, il t’entend.
Lorsque tu te trouves dans la fosse aux lions
Il lie la gueule des lions.
Qu’ils voient jaune et vert
Ils ne peuvent rien te faire.

 

Daniel...
Écoute-les grogner, ils regardent férocement
Leurs dents n’ont pas été nettoyées depuis des années.
Ils te mangeraient tout cru
Mais Dieu te promet sa fidélité.
(Rikkert Zuiderveild)

 

 

Lorsqu’il parle de ceux qui ont fermé la gueule des lions, il n’y a aucun doute qu’il se réfère au merveilleux parmi les prophètes, l’homme de désirs, Daniel, qui fut jeté dans la fosse par le roi où des lions affamés l’attendaient afin d’en faire leur festin. Mais les lions furent domptés comme des moutons, de façon telle que même le grand roi entendait Daniel répondre depuis la fosse aux lions.

 

Plus loin, on entend que certains furent sciés au milieu. La question se pose alors : qui fut scié au milieu. Beaucoup ne le sauront probablement pas. Le bienheureux Isaïe, l’évangéliste parmi les prophètes fut scié en deux, vivant.

 

Tu ne peux pas être saint à moitié,
Tu dois être un saint entièrement
Ou pas du tout un saint.
(Thérèse de Lisieux)

 

 

Que Jérémie fut jeté dans un trou et plus tard lapidé, nous pouvons peut-être le comprendre.
Avec ses lamentations éternelles et ses plaintes constantes, avec son attitude défaitiste qu’on devait s’abandonner à l’adversaire, il tapait sur les nerfs, non pas seulement de la classe dominante et des prêtres, mais aussi du peuple. Pour tous, il semblait tout à fait négatif, mais cela vient du fait que l’on n’écoutait pas vraiment et nous n’entendions que ce qui retombait sur le prophète comme un boomerang.

 

 

Chez le prophète Isaïe, l’évangéliste parmi les prophètes, c’est tout autre chose. C’est un livre très joyeux, ce sont des prophéties joyeuses, pleines d’espérance et même de sécurité sur l’avenir. Plus on lit dans ses livres, plus clairement il nous fait comprendre la venue du Christ et ce qui Lui arrivera. Mais néanmoins tout ce côté positif, le peuple d’Israël ne voulait pas écouter.

 

Prédit et décrit
Et donné par Isaïe
Non pas seulement de la théorie
Mais une prophétie pour 7 siècles.

 

Comme un signe du Seigneur
Il descendit sur nous.
Né comme Fils unique de Dieu
Il vint chez nous, tout naturellement.

 

Du roi David
Une crèche comme maison
Comme homme, si spécialement
De la Vierge, comme un miracle.

 

Il porte notre faute
La prophétie d’Isaïe est réalisée
Entre Dieu et la réparation de l’homme
Sous le nom d’Emmanuel.

 

 

Il était de la noblesse, donc un chic monsieur, qui avait cependant été touché par l’Esprit Saint. Un peu plus tard, il reçut une vision, que nous utilisons encore toujours dans les chants de la sainte Liturgie. Il voit le Christ, assis sur le haut Trône, entouré des Séraphins, qui couvrent leurs pieds de deux ailes, de deux autres ailes leur visage et avec les deux autres ils volaient vers le But de leur espérance, tandis qu’ils chantent sans s’arrêter : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu Sabaoth. Et le prophète se fraie un passage vers la théologie la plus profonde. Comme disait saint Fulgence : « Le prophète Isaïe ne se tut pas concernant la Trinité des personnes et l’unité de leur nature, qui lui avait été révélée quand il vit le Séraphin qui criait : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu Sabaoth. C’est pourquoi là on répète trois fois Saint, là est la Trinité des Personnes ; là où on ne dira qu’une fois Dieu, Seigneur Sabaoth, nous reconnaissons l’unité de leur nature divine » (Fulgence de Ruspe).

 

Et lorsque dans sa stupéfaction, il considérait la vision, il dit humblement, pitié pour moi, je suis perdu car mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur des armées. Et déjà à ce moment nous expérimentons la condescendance de la Parole de Dieu et la question urgente du Dieu Trinité : Qui enverrais-je et qui nous précédera. Isaïe montre immédiatement sa disponibilité et accepte la tâche de précurseur du Christ.

 

Toutes nos faims
D’amour, d’unité et de bonheur
Nous sont offertes par Dieu
Pour nous amener à Lui.
La différence entre un saint
Et le plus grand pécheur
Est l’endroit où ils vont
Pour satisfaire cette faim.
(Christopher West)

 

Et ce noble monsieur, vêtu de magnifiques habits, enlève ses habits à un moment donné, si je puis le dire, un fou de la volonté du Christ. Il court nu dans les rues de Jérusalem et crie les paroles que l’Esprit lui donne de dire. Et comme sa première prophétie semble encourageante,  après nous avoir clairement expliqué comme nous sommes malades du péché : même si nos péchés étaient rouges comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils étaient rouges comme le carmin, ils deviendront comme la laine blanche. (Is. 1,18) Il commence avec l’espérance et cette espérance court comme un fil rouge dans le labyrinthe de notre vie, par lequel nous pouvons échapper au cercle vicieux de notre pensée intérieure.

 

 

Comme le chant d’amour de Dieu résonne tendrement et tristement, car il est trahi par ceux qu’Il aime, trahi par chaque âme humaine, qui produit des raisins sauvages et non comestibles. Je veux chanter Mon bien-aimé, le chant de mon bien-aimé sur la vigne. Mon bien-aimé avait une vigne pour laquelle Il faisait tout, mais la vigne devint sauvage et produisit des raisins sauvages.
Mais le peuple ne pouvait pas non plus supporter ces chants ; cette lamentation permanente concernant Dieu devint trop. Et quand le prophète parle alors du Christ comme du serviteur souffrant, né de la Vierge, les attentes de la nation tombent en lambeaux. Ils ne veulent pas d’un Messie qui est méprisé et abandonné des hommes, un homme de douleurs et habitué à la souffrance, oui, comme quelqu’un, de qui on cache le visage ; Il était méprisé et nous ne l’avons pas considéré. Il fut maltraité, mais Il se laissa opprimer et n’ouvrit pas la bouche ; comme un agneau qui est amené à l’abattoir, et comme un mouton qui est muet devant ses tondeurs, Il n’ouvrit pas la bouche. Et maintenant, trois mille ans plus tard cela n’est pas tellement mieux. Le Nom du Christ est autant que possible banni de notre société et si possible aussi de notre pensée.

 

Les médias parlent maintenant de la « fête de l’offrande », mentionnée aussi bien à la télévision que dans les journaux. Mais qui a lu dans la même télévision et dans les mêmes journaux qu’il y a une semaine au sujet de Pentecôte ?  Qui a entendu, via ces médias, que l’Esprit de Dieu vient sur l’homme pour lui offrir l’aptitude de l’amour vrai ? C’était … un grand SILENCE ! Dans notre société, nous ne coupons plus les prophètes au milieu du corps, nous les enterrons vivants, et pensons alors que nous sommes plus évolués que cet homme qui parle durant 66 chapitres de Dieu et la vision de Dieu avec l’humanité.

 

Personne de nous n’est saint,
Nous pouvons tous faire mieux.
(Marie Lu)

 

J’entends parfois des gens dire afin d’excuser leurs fautes : je ne suis pas un saint ! Vraiment comme si les saints étaient des citoyens exceptionnels, qui ne sont pas nés du sein de leur mère, mais sont tombés directement du ciel. Ils sont, tout comme nous, de petites gens, qui sont devenus grands par le combat contre l’égoïsme avec l’aide de Dieu. Ils se sont attachés au Christ. Ce ne sont pas toujours ceux qui se font remarquer.

 

 

Je pense à Sainte Isidora, la salope. C’est une âme simple, vivant dans un couvent. Parce qu’elle vivait tellement minablement, c’est ce que pensaient ses consœurs, on lui laissa faire toutes les tâches sales. C’est ainsi que va le monde, et c’est ainsi que cela foncionne parfois dans un couvent. Sans grogner ou exprimer une plainte, elle accomplissait ce qui lui était imposé par haine. Elle n’était jamais rebelle, mais elle faisait tout avec un amour interminable. Un jour un vieux patriarche, Pitirim, vient en visite disant qu’il voulait honorer la grande sainte du couvent. Evidemment : grande consternation parmi les sœurs. Tout le rang était passé en revue par le vénérable en commençant par l’higoumène et la prieure. Le patriarche dit : il doit encore y avoir quelqu’un d’autre ! On n’avait même pas prévenu Isidora, qui était sagement occupée à nettoyer la cuisine. Finalement il fallut quand même aller chercher la folle Isidora et le patriarche Pitirim s’agenouille devant elle et supplie ses saintes prières, stupéfait par sa grande sainteté. Lorsque ses consœurs virent cela, elles tombèrent aux pieds du vieil homme et reconnurent chacune à sa façon qu’elles avaient eu la sainte en horreur. L’une raconta qu’elle avait versé de l’eau de vaisselle sale sur elle, une autre qu’elle l’avait frappée de ses poings et encore une autre comment elle avait bourré de la moutarde dans ses narines. Isidora ne supporte pas ce culte soudain et s’enfuit du couvent vers un endroit lointain où elle termina sa vie.

 

Mais ne pouvons-nous donc pas vivre
Comme si nous aimions toujours ?
C’est ce que firent les saints et les héros
Cela et rien de plus.
(Maurice Maeterlinck)

 

Ce n’est pas par des actes héroïques que l’on devient saint, la sainteté commence dans les petites choses et dans le combat de chaque jour. La prière quotidienne, accomplir sa tâche sans grogner ou se plaindre, dans l’acceptation des choses qui nous arrivent et remercier Dieu pour tout ce qu’Il nous offre. C’est la façon dont nous, petits chrétiens, devons monter le chemin vers la sainteté. Ne pas toujours aspirer vers ce que nous n’avons pas, mais être reconnaissants pour ce que nous avons et rester toujours attaché à la prière, l’ourlet de la robe de Jésus Christ. Et cela n’est pas vraiment une tâche difficile, car le Seigneur Lui-même dit : Mon joug est doux et mon fardeau léger.

 

Un homme ne doit pas être un ange
Pour devenir saint.
(Albert Schweitzer)

 

Ô Jésus Christ, doux et humble de cœur,
Écoute-moi,
Délivre-moi Jésus.

 

Du désir d’être aimé ;
Du désir d’être glorifié ;
Du désir d’être honoré ;
Du désir d’être loué ;
Du désir d’être choisi au-dessus des autres ;
Du désir d’être consulté ;
Du désir d’être apprécié ;

 

De la peur d’être humilié ;
De la peur de subir une réprimande ;
De la peur d’être oublié ;
De la peur d’être tourné en dérision ;
De la peur d’être traité injustement ;
De la peur d’être soupçonné ;

 

Et Jésus me donna la grâce de désirer
Que les autres soient plus aimés que moi,
Que les autres soient plus considérés que moi,
Que les autres soient plus remarqués dans le monde que moi,
Que les autres soient choisis et que moi mis de côté,
Que les autres soient appréciés et qu’on ne me remarque pas,
Que l’on donne toujours la préférence aux autres,
Que les autres soient plus saints que moi,
Afin d’être aussi saint que cela est utile. 
(www.ilonkaterlouw.nl)

 

Pervijze, 11 juin 2017

 

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