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Pentecôte

 

TrŤs chers frŤres et sœurs,

 

L’Evangile nous dit si clairement au début de cette lecture : « au dernier et grand jour de la fête ». Nous, orthodoxes, faisons facilement la grande erreur disant que seule Pâques est la fête des fêtes. Si nous nommons la fête de Pâques de cette façon ce n’est pas vraiment suivant la Sainte Ecriture et pas non plus suivant l’économie du salut.

 

Ce qui est arrivé à la Pentecôte
Est le plus grand qui soit jamais arrivé.
Et voici la plus grande question de toutes :
La Pentecôte s’est-elle produite à toi ou à moi ?
Avez-vous reçu l’Esprit Saint ?
(Samuel Chadwick)

 

 

La fête de Pâques est l’introduction à ce qui se passe aujourd’hui, car toute l’histoire du mystère du Salut depuis la naissance du Christ de la Vierge Marie, toute sa vie sur la terre, aussi bien le temps de la vie cachée que les miracles qu’Il a accomplis, les paroles qu’Il dit, sa mort sur la Croix et sa mise au tombeau et ensuite sa glorieuse Résurrection et sa glorieuse Ascension ont eu lieu afin que l’Esprit Saint puisse être déversé sur les hommes.

 

Le Saint-Esprit est descendu
Sous la forme d’une colombe,
Non pas comme un aigle ou un faucon.
(Erasme)

 

De nombreux esprits sont à l’œuvre dans ce monde et il n’y en a aucun de qui l’on peut dire qu’il est l’Esprit Saint, le Bon Esprit, l’Esprit d’allégresse et de joie, l’Esprit de Dieu. Ce sont les esprits de force, les démons de la luxure et de la haine qui règnent sur ce monde. Ces esprits aspirent les hommes, ils aveuglent les yeux des hommes et abrutissent l’intelligence des hommes avec leur soi-disant sagesse.

 

… l’esprit vient à nous comme un feu
Afin de tout enflammer
Afin que nous fassions Sa volonté en liberté
Ou bien nous éteignons le feu
Par l’eau de la peur humaine,
Contrôle ou théologie défectueuse.
(Sam Storms)

 

Comme au temps où le Christ parlait, les pharisiens et les théologiens se retranchaient derrière la Loi de Moïse mal comprise, comme aujourd’hui les hommes se cachent derrière les lois de ce qu’ils appellent la physique. Et ils pensent qu’ils savent tout mieux que les autres, mais celui qui n’a pas l’Esprit Saint, est habité par les esprits qui n’apportent rien de bon.

 

 

Lorsque nous fumes créés – certains prétendent qu’il y a autant de millions d’années – l’homme devient la couronne de la création, la créature sublime de Dieu, par laquelle le Père, le Fils et le Saint-Esprit nous ont donné et formé comme des architectes grandioses. A ce moment, Dieu souffla son souffle dans les narines de l’homme et l’homme devint un être vivant. Il fut placé dans le Jardin, dans le jardin d’Eden où il était agréable de séjourner et où l’homme pouvait être avec Dieu sans qu’il y ait des barrières.

 

Ce n’est pas la nature qui est à blâmer,
Mais l’esprit de l’homme ;
Personne ne peut être nommé difforme,
Sinon les sans-cœur.
(Shakespeare)

 

 

Mais l’homme porte en lui cet horrible désir de ce que l’on appelle « le droit de disposer de soi-même ». Un mot très souvent utilisé par les politiciens, par lequel ils signifient en fait la disposition qu’ils ont sur nous, car de nous-mêmes nous avons toujours moins à disposer. L’Etat père le fera bien pour nous. Pensons alors aussi au cri souvent utilisé de l’auto-disposition des peuples, là où apparemment un certain nombre de peuples n’en font pas partie, comme p.ex. les Kurdes et les Ecossais. Nous aimons jouer avec les mots, mais en-dessous de ce reportage en apparence objectif se glisse quelque chose d’alarmant, où il devient évident que l’homme souffre de la fiction du droit de disposer de lui-même. Je veux ce que JE veux et personne ne m’imposera quelque chose, tandis que nous vivons sous de milliers de lois et interdictions qui nous sont imposées par les autres.

 

Nous préférons oublier la Chute,
Et sommes, dans nos sentiments, si haut ;
Mais il se témoigne dans la conscience,
Comme la lumière du soleil à l’œil fermé.
(Nicolas Beets)

 

 

Lorsqu’à l’origine nous était imposé un commandement : tout est à votre disposition, mais vraiment tout, à l’exception du seul arbre au milieu, nous devenions rebelles et n’étions pas capables de rester à l’écart de l’arbre, car il nous a été insufflé par un esprit répréhensible que par là nous pourrions acquérir le droit de disposer de nous-mêmes. Nous serions comme des dieux. La conséquence est encore sensible : nous avons été mis hors du Jardin, avec toutes ses conséquences dramatiques. La création est tombée dans l’abîme et produisit des anomalies. Les roses piquaient avec leurs épines et beaucoup d’animaux devinrent agressifs au lieu d’être domptés.

 

Ce n’est pas à partir d’aujourd’hui
Que nous devons nous faire des soucis.
Nous aurions déjà à nous faire des soucis
Lorsque cela allait mal entre Caïn et Abel.
(Julien Schoenaerts)

 

 

Et nous, nous avons continué à foirer. La première histoire de l’humanité, là où personne ne peut pousser des cris joyeux, est le fratricide. Nous sommes quand même une race spéciale et dont nous sommes si fiers ! Sommes-nous donc si exceptionnels si nous considérons ce que nous sommes ?  Nous avons déjà beaucoup de mal à vivre à deux sans être jaloux. Ces horreurs vont de mal en pis. Dieu ne peut pas le supporter et vient Lui-même pour tirer l’homme de l’impasse. Des esprits maléfiques font leur nid dans le cœur et l’intelligence et appellent droit ce qui est tordu, et bon ce qui est mauvais. L’homme vagabonde le long de nombreux chemins de perdition et s’écarte de plus en plus du Paradis et de Lui qui s’y promenait avec l’homme.

 

Hélas, comment ai-je pu briser le serment et la Foi
Mon Paradis mon sanctuaire
Une lame flamboyante se renverse
Je rate l’arbre de Vie et je suis hélas rejeté
De la source et ruisseau de vie
Qui surgit du trône de Dieu dans le cœur
(de chants édifiants lors de différentes circonstances)

 

 

Après avoir chassé l’homme du Paradis, Il plaça un chérubin à la porte d’entrée avec une épée flamboyante qui se balançait, ce qui veut dire qu’une lame rougeoyante ferme totalement l’entrée. L’homme n’a plus eu le droit d’entrer dans le Jardin.

 

Etes-vous rempli de l’Esprit Saint ?
Alors vous serez rempli
De miséricorde, d’amabilité et d’amour.
(Greg Gordon)

 

En ce jour l’Esprit Saint se manifeste sous l’apparence de Feu au-dessus de tous ceux qui sont baptisés et qui attendent l’Esprit Saint. En ce jour l’épée de feu cède près de l’entrée du Paradis et recule devant le Feu du Saint-Esprit et nous pouvons entrer, à condition de continuer à porter le Feu de Dieu en nous. Nous avons reçu le don de l’Esprit de Feu, l’Esprit d’amour et de douceur, l’Esprit de patience et de gentillesse.

 

 

Il nous reste la tâche d’accomplir ce que l’Esprit de Dieu nous demande, de manière à ce que la flamme de notre cœur brûle plus vivement que la flamme de l’épée près de la porte du Paradis et que la porte du Paradis nous est déverrouillée. Saint Cyrille de Jérusalem nous dit : « Et des langues de feu se montraient à eux, qui se séparaient et se posaient sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint » (Actes 2 : 3-4). Ils avaient part au feu, non pas un feu qui brûle, mais un feu salvateur ; feu qui digère les épines des péchés, et offre de l’éclat à l’âme. Il vient aussi maintenant sur vous afin que vos péchés, qui sont comme des épines, soient enlevés et consumés, et qui donnera encore plus d’éclat à ce don précieux de ton âme et te donnera la grâce. Car Il l’a donné à ce moment-là à ses apôtres. Et Il se manifesta sur eux sous la forme de langues de Feu, de façon à pouvoir être couronnés de nouveaux diadèmes spirituels par des langues de Feu sur la tête. Une épée de feu ferma traditionnellement les portes du Paradis ; une langue de Feu qui apporta le sauvetage rétablissait cette grâce. (Cyrille de Jérusalem : homélies catéchétiques : 17,15)

 

Après la cérémonie, nous implorerons à genoux que l’Esprit Saint descende dans nos cœurs, dans notre esprit et dans tout notre être, afin de redevenir ces êtres flamboyants, comme le Créateur nous avait jadis formés.

 

Attendons le souffle suprême ;
Dans un repos silencieux ;
Nous ne sommes rien de nous-même
Qu'un instrument mélodieux !
Quand le doigt d'en haut se retire,
Restons muets comme la lyre
Qui recueille ses saints transports
Jusqu'à ce que la main puissante
Touche la corde frémissante
Où dorment les divins accords !
(Lamartine)

 

Pervijze, 4 juin 2017

 

Epître : Actes 2, 1-11
Evangile: Jean 7, 37-52; 8, 12

 

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